Une promesse avant tout

Chers Jimdonautes.

Tout d'abord je vous remercie d'avoir la curiosité de découvrir ce site. Je souhaite que vous y surfiez avec plaisir et j'en profite, en ce début d'année, pour vous souhaiter, quelle que soit la situation que vous vivez actuellement, une bonne année 2013. Le positif est à venir.

Avant même de penser que cet ouvrage pourrait aider à soutenir des personnes souffrant de la séparation, j'ai voulu tenir la promesse faite à mon fils, il y a une quinzaine d'années. Avant même de connaître les rebondissements de l'affaire, il m'avait demandé d'écrire ce que nous vivions. Au fil des mois, voyant l'ampleur des dégâts et surtout la situation invraisemblable dans laquelle nous nous trouvions, j'ai pensé qu'il avait raison. J'écrivais, depuis le départ de son père, afin de ne pas sombrer. L'écriture, un journal intime en quelque sorte, fut pour moi le moyen de surmonter les épreuves, d'évacuer au fur et à mesure le stress et les contrariétés. Les années passant, il était difficile de réaliser le projet, tout simplement par manque de temps, mais aussi, parce que la complexité de la situation et les incessants rebondissements ne me permettaient pas d'aboutir au livre d'aujourd'hui.

Je sentais qu'il manquait quelque chose pour boucler le sujet. Il y a quatre ans, je pressentais que c'était le moment, mais je n'arrivais pas à finaliser. L'arrivée de mon premier petit-fils, mon travail, mes diverses activités au sein du Rotary puis au Festival des bandas de Condom pour y créer une bodéga sans alcool, ont fait que j'ai dû remettre à plus tard. Cela m'ennuyait de ne pas avoir pu, encore, accomplir ladite promesse. Mais ce n'était pas un drame, car il ne suffit pas d'écrire, de trouver un éditeur et de vendre. Il faut, une fois l'ouvrage publié, communiquer et aller vers le public. Inconsciemment, je n'étais pas prête pour "affronter" le regard des autres. Regards que j'avais déjà affrontés lors de la rupture. Le déclic arriva en 2012 lorsque, après avoir fait des confidences sur ce projet à l'artiste peintre néracaise Françoise Dufoir-Spinardi, elle trouvait l'idée tellement séduisante qu'elle me harcela gentiment pour que je me remette à l'écriture. N'ayant pas plus de temps qu'auparavant, je décidais de foncer et de pianoter sur l'ordinateur, de nuit, afin de tenir ma promesse. Merci Françoise!

Merci car, quoi qu'il en soit, même si ce jet d'écriture de 2012 n'est pas une thérapie (je suis guérie depuis longtemps), il est une expérience extraordinaire. Malheureusement, ai-je envie de dire, car les témoignages me prouvent chaque jour que beaucoup de personnes, femmes ou hommes, se reconnaissent dans certains passages de cette autobiographie. Malheureusement, elles et ils sont nombreux (ses) à souffrir ou à avoir souffert, à être des victimes laissées-pour-compte. Il faudrait que ça change!

Quoi qu'il en soit, la vie est ce que l'on en fait. Accepter l'inacceptable fut la solution pour survivre.

Merci sincèrement de vous intéresser à "1+2=7, sinistre sentimental".

Cathy